#36 Risque de liquidité des OPCVM : quand l’Actif dépend du Passif

Du risk management… à la gestion Actif-Passif
Dans la gestion collective, on considère souvent que les risques sont portés par les fonds, donc par les investisseurs, tandis que la société de gestion reste protégée grâce à la séparation des bilans. En réalité, cette séparation est plus théorique que réelle. Dès que les encours sous gestion se détériorent, la société de gestion est directement impactée. Son chiffre d’affaires dépend des actifs sous gestion.
Mais le véritable point de rupture apparaît ailleurs : dans le risque de liquidité.
#35 Merton : le risque devient intertemporel

Du CAPM statique… à un monde qui bouge
Dans son article publié en 1973, Merton part d’un constat simple : le CAPM raisonne comme si les investisseurs vivaient dans un monde figé. Or, dans la réalité, les conditions de marché évoluent en permanence.
Merton introduit alors une idée clé : les investisseurs ne prennent pas seulement des décisions en fonction du risque et du rendement actuels, mais aussi en fonction de l’évolution future des conditions de marché.
#34 De Long, Shleifer, Summers et Waldmann : les investisseurs irrationnels déplacent les marchés

Le risque des noise traders
Dans leur article publié en 1990, De Long et al. posent une question qui bouscule la vision classique de la finance :
les investisseurs irrationnels disparaissent-ils naturellement des marchés ?
La théorie traditionnelle répondait oui. Mais les auteurs montrent que la réalité peut être bien différente.
#33 Jensen–Meckling : les dirigeants jouent avec l’argent des autres

La naissance des coûts d’agence
En 1976, Michael Jensen et William Meckling publient un article qui va bouleverser la finance d’entreprise.
Leur point de départ est presque provocateur :
que se passe-t-il quand ceux qui dirigent une entreprise ne sont pas ceux qui en supportent vraiment les conséquences financières ?
#32 Fama–French : quand le bêta ne suffit plus

Du CAPM… aux facteurs de marché
Dans leur article publié en 1992, Eugene Fama et Kenneth French posent une question pour le moins dérangeante : le bêta du CAPM explique-t-il réellement les différences de rendement entre actions ?
Leur réponse, fondée sur une vaste analyse empirique des actions américaines, est claire: non.
Le risque de marché ne suffit pas.
#31 Modigliani–Miller : la structure financière devient neutre

Dette ou capitaux propres… une question (presque) indifférente
Franco Modigliani et Merton Miller posent une question radicale : la valeur d’une entreprise dépend-elle de sa manière de se financer ?
Leur réponse, sous certaines hypothèses strictes, est révolutionnaire : non.
C’est une rupture majeure : la finance d’entreprise cesse d’être une question d’intuition et devient une question d’arbitrage.
#30 Sharpe : quand le risque trouve son prix

Du portefeuille efficient… au prix des actifs
En 1964, William F. Sharpe franchit une étape décisive : il ne s’agit plus seulement de choisir des portefeuilles optimaux, comme chez Markowitz, mais de comprendre comment le marché rémunère le risque.
Sharpe propose une théorie complète de l’équilibre des prix des actifs risqués, dans un monde où les investisseurs sont rationnels, averses au risque et capables de diversifier.
#29 Black–Scholes : l’équation qui a changé les marchés

Valoriser les options juste avec la logique du sans-risque
Dans leur article publié en 1973, Fischer Black et Myron Scholes montrent qu’il est possible de déterminer la valeur théorique d’une option sans connaître le rendement anticipé du titre sous-jacent. Leur idée centrale est qu’un investisseur peut combiner judicieusement une option et son sous-jacent pour créer un portefeuille instantanément sans risque.
#28 Markowitz : la naissance de la diversification moderne

Du portefeuille… version scientifique
En 1952, Harry Markowitz montre que le choix d’un portefeuille ne peut se fonder uniquement sur le rendement anticipé. L’investisseur doit arbitrer entre ce rendement espéré et le risque mesuré par la variance. Grâce à cette idée, Markowitz transforme la gestion de portefeuille en une discipline scientifique où rendement et risque sont combinés dans un même cadre analytique.
